La semaine passée, se tenait la 3ème saison du DevFest Lille, au Kinépolis de Lomme. L’occasion rêvée pour nos développeurs de s’y rendre pour échanger sur les sujets liés au Web, au Mobile, au Cloud et leur utilisation par les acteurs locaux.

Pour l’occasion, Matthias (lead tech) et Guillaume (développeur web) se sont rendus sur place et nous livrent leur retour d’expérience.

DevFest Lille – 14 juin 2019

Commençons par Guillaume qui nous livre son retour d’expérience sur la saison 3 du DevFest de Lille.

(Nous nous intéresserons dans un second temps davantage aux conférences avec Matthias)

Le 14 juin dernier s’est tenue la troisième édition du DevFest Lille au Kinépolis de Lomme. Un événement dont La Mobilery était partenaire et auquel nous avons assisté afin de prendre le pouls du secteur. 

Quoi de neuf côté web ?

Les web components de plus en plus fréquentables

À en croire le nombre de sujets gravitant autour des web components – directement ou indirectement –, il s’agit assurément d’un sujet à surveiller de près. L’idée n’est pourtant pas tout à fait nouvelle mais semble cependant faire son chemin, devenant une option envisageable et pertinente, au fur et à mesure que les navigateurs intègrent les différents standards nécessaires à leur utilisation.

Ce qu’ils ont de si intéressant ? Leur promesse d’universalité. C’est là que réside leur intérêt premier. Considérés comme les briques d’un design system utilisables par différentes équipes au sein d’une même entreprise – quels que soient leurs choix technologiques –, les web components peuvent permettre de conserver une cohérence de présentation et de comportement à travers différentes applications. C’est aussi une manière d’éviter de réinventer tout un lot de composants chaque fois qu’un nouveau framework fait son apparition – soit une fois toutes les deux semaines environ !

Pour la petite histoire, les web components sont aujourd’hui le fondement de la solution d’applications hybrides Ionic. Depuis la version 4, celle-ci a, en effet, opté pour les web components afin de ne plus avoir à réécrire ses composants chaque fois que Google taille dans ses frameworks. Tout en se rendant accessible aux autres acteurs tels que React.js, Vue.js – ou en pur javascript – par ailleurs. 

De là à prédire la mort prochaine des frameworks, il n’y a qu’un pas… Ce que personne n’a osé faire parmi les différents intervenants. Et pour cause : les frameworks restent de formidables outils pour concevoir des applications riches. À noter que le sujet des web components est sur la table depuis maintenant plusieurs années déjà, et leur standardisation a toujours été un peu balbutiante – certaines choses ayant été abandonnées en cours de route etc. Alors sont-ils davantage prêts, aujourd’hui, à se plier à l’ensemble de nos usages véritablement ? En définitive, il ne s’agit pas de les considérer comme de potentiels remplaçants à nos frameworks, mais bien comme des solutions pouvant cohabiter ensemble, apportant davantage de nuances – encore !

Mais aussi…

D’autres conférences ont été l’occasion d’en découvrir davantage aussi sur les plans pratique et technique, en faisant plus ample connaissance avec certains outils tels que Cypress par exemple, qui permet de réaliser des tests dits “end-to-end” (simulation d’un parcours utilisateur dans son ensemble) plus facilement qu’avec certains outils utilisés jusque-là. 

Capacitor, digne héritier d’Apache Cordova, a également été mis en avant au cours de cette journée de conférences. Développé par Ionic pour ses propres besoins, cet outil permet de déployer à la fois sur terminaux mobiles Android et/ou iOS mais aussi côté applicatif en utilisant les langages web. La promesse, en quelque sorte, d’un code source unique pour différentes plateformes pour quiconque n’a pas les ressources nécessaires pour s’orienter côté natif, ou n’en éprouvant tout simplement pas le besoin – s’assurer une simple présence sur les stores sans avoir besoin du plein potentiel du terminal.

Et bien d’autres choses encore ont été abordées au cours de cette belle journée. Et mon seul regret reste le trop peu de temps consacré à l’accessibilité. Certes, les choses évoluent dans le bon sens puisqu’on se saisit du sujet désormais. Mais il y aurait tant à dire et tant à faire de ce côté. Mais j’y reviendrai peut-être…